Samedi 14 décembre, un étudiant brésilien aurait été victime de violences homophobes aux alentours de la Grand-Place. Frappé au visage à plusieurs reprises et insulté de “pédé”. Une plainte a ensuite été déposée au Commissariat de la rue Marché au Charbon. Pour Michael François et la cheffe de groupe Ecolo-Groen Marie Nagy, « ce type d’agression nuit terriblement à l’image de notre Ville capitale européenne, qui apparaît comme une ville dangereuse et peu respectueuse des populations LGBT ».

Ce nouveau fait de violence à caractère homophobe interpelle les écologistes de la capitale: “Depuis quelques années, les agressions verbales ou physiques à caractère homophobe se multiplient. Et à chaque fois, les autorités expriment leur préoccupation. Mais quelles sont les actions concrètes posées jusqu’à aujourd’hui pour faire évoluer les choses?”, déclare Michael François, conseiller communal Ecolo-Groen à la ville de Bruxelles.

Ecolo et Groen demandent un bilan des actions et dispositifs mis en œuvre par la Ville de Bruxelles pour lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle. “Nous voulons aussi faire un état des lieux de la sécurité, en particulier dans le quartier St Jacques où la Communauté LGBT est très représentée”, enchaîne Michael François.

Ecolo et Groen attendent aussi que le Collège de la Ville de Bruxelles procède à l’évaluation des fameuses amendes administratives sur les propos sexistes ou homophobes, dont l’efficacité réelle sur le terrain semble minime et qui pourraient en fait n’avoir été qu’un outil d’effet d’annonce sans réelle opérationnalité.

Le groupe Ecolo-Groen rappelle qu’un plan interfédéral de lutte contre l’homophobie a été également été adopté dont on attend toujours les actions concrètes en ce qui concerne la prévention et la sensibilisation. Ecolo-Groen proposent la tenue rapide d’une table ronde, “qu’il faut aborder sans tabous ni langue de bois”, associant les acteurs de la société civile, les associations de terrain (dont les associations de jeunes), des représentants des courants philosophiques et religieux, la, police et les autorités de la ville afin que chacun prenne ses responsabilités et puissent très clairement dénoncer les atteintes au respect du “vivre ensemble” et surtout envoyer des messages clairs et sans ambiguïtés pour refuser tout acte de violence verbale ou qui menacerait l’intégrité physique sur base de l’orientation sexuelle. ”

“Nous proposons également que des actions spécifiques et structurelles soient organisées dans les établissements scolaires de la Ville de Bruxelles à tous les niveaux, fondamental, secondaire, technique et qualifiant. Dès le plus jeune âge, nos jeunes doivent apprendre le respect de toutes les différences”, selon Marie Nagy. Des interrogations sur le rôle de la police.

L’autre indignation pour le groupe Ecolo-Groen qui s’interroge également quant au rôle de la police et s’indigne est que, selon les déclarations de la victime, les policiers à qui il a fait appel suite à son agression n’auraient pas répondu et l’auraient même menacé. Une enquête interne aurait été ouverte à propos de l’attitude des agents visés. Mais on se rappellera des évènements survenus en marge du Brussels Summer Festival cet été et de l’attitude homophobe des policiers qui y avaient procédé à une interpellation.

Pour Ecolo-Groen, il y a de plus en plus signes qui démontrent que la police ne porte pas la nécessaire attention au comportement des agents en matière de sensibilisation et de prévention des comportements homophobes. Ecolo-Groen interpellera dès lors également au conseil de police sur la formation des policiers et le suivi qui est donné à ces plaintes.

Marie Nagy, cheffe de groupe Ecolo-Groen de la Ville de Bruxelles

Michael François, Conseiller communal Ecolo-Groen de la Ville de Bruxelles

Catherine Lemaître , Conseillère communale Ecolo-Groen de la Ville de Bruxelles

Bart Dhondt, Conseiller communal Ecolo-Groen de la Ville de Bruxelles

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